
« Ratón Pérez » en espagnol : niveau, vocabulaire et comment le lire en VO
Ratón Pérez est la « petite souris » espagnole, qui emporte les dents de lait cachées sous l’oreiller. Ce court conte, écrit pour un roi de huit ans, est son origine. Il se lit en une demi-heure. Voici sa difficulté.
- Auteur
- Luis Coloma
- Parution
- 1894
- Niveau
- B2
- Mots
- 4 286
- Nouvelles
- 1
- Lecture
- ≈ 1 h
De quoi parle le livre
Le roi Buby est un petit garçon aux cheveux d’or. Quand il perd une dent de lait, il la met sous son oreiller avec une lettre, et cette nuit-là arrive Ratón Pérez : une minuscule souris avec un chapeau de paille, des lunettes d’or et un sac rouge. Elle transforme le roi en souris et l’emmène par les tuyaux de Madrid jusqu’à chez elle, une boîte de biscuits dans la cave d’une boutique de la calle del Arenal.
Ensemble, ils vont chercher la dent de Gilito, un garçon très pauvre, et Buby voit pour la première fois comment vivent certains de ses sujets. Quand il se réveille dans son lit, il a compris ce que doit être un bon roi.
Thèmes
- La petite souris. L’origine d’une tradition que connaît tout enfant hispanophone.
- Une leçon pour un roi. Coloma l’écrivit pour le vrai petit roi Alphonse XIII, pour lui parler de ses sujets pauvres.
- Pauvreté et bonté. La visite chez Gilito est le cœur de l’histoire.
- Le vieux Madrid. De vraies rues et boutiques de la ville des années 1890.
Est-ce difficile de lire « Ratón Pérez » en espagnol ?
Nous avons mesuré la part du livre couverte par les mots espagnols les plus fréquents (noms des personnages exclus). Si vous connaissez les 2 000 mots les plus courants, vous reconnaîtrez environ 80,6 % des mots du livre, soit à peu près 19 mots inconnus sur cent. Avec 5 000 mots, c’est environ 13 sur cent, et avec 10 000 mots, environ 8.
Pour lire confortablement sans aide, les chercheurs visent environ 98 % de mots connus (plus dans notre guide). Par le seul vocabulaire, c’est un livre de niveau B2–C1 ; avec la traduction au toucher pour les mots inconnus, il se lit dès le B2. Il est un peu plus difficile que « Edgar Poe : contes choisis » et un peu plus facile que « Légendes et Rimes ».
Ce qui est difficile : le conte est court mais écrit dans l’espagnol élégant et un peu suranné des années 1890, avec de longues phrases (environ 23 mots en moyenne), beaucoup de diminutifs (reyecito, muñequito, ojitos) et l’orthographe ancienne de l’édition (á, fué). Ce qui aide : il est très court, l’histoire est simple et connue, et on le lit d’une traite.
Notre avis : B2 avec la traduction au toucher (B2–C1 par le vocabulaire). Une lecture charmante d’une demi-heure, idéale pour essayer un texte ancien sans s’engager dans un roman.
Les mots à connaître avant de commencer
Ces mots reviennent souvent dans le livre mais sont bien plus rares dans l’espagnol courant d’aujourd’hui. Les apprendre à l’avance rend les premiers chapitres nettement plus faciles.
| Mot | Traduction | Occurrences |
|---|---|---|
| ratón | souris | 37 |
| diente | dent | 15 |
| rabo | queue | 8 |
| almohada | oreiller | 7 |
| agujero | trou | 7 |
| reyecito | petit roi (diminutif de rey) | 7 |
Comment le lire en VO
- Lisez-le d’une traite. Environ 4 300 mots, une trentaine de minutes.
- Repérez les diminutifs. -ito, -ita, -cito rendent les choses petites ou mignonnes ; reyecito n’est qu’un petit rey.
- Ne vous souciez pas des accents anciens. Á et fué sont l’ancienne graphie de a et fue.
- Racontez-le. L’histoire est assez courte pour être résumée ensuite en espagnol, un excellent exercice.
La première phrase
Era entonces el rey Buby un verdadero encanto, y cuando en los días de gala le ponían su corona de oro y su real manto bordado, no era el oro de su corona más brillante que el de sus cabellos…
Luis Coloma, Ratón Pérezverdadero encantoun vrai amourexpression en contexte
Touchez un mot surligné
« Le roi Buby était alors un vrai enchantement, et quand, les jours de fête, on lui mettait sa couronne d’or et son manteau royal brodé, l’or de sa couronne n’était pas plus brillant que celui de ses cheveux… » Le roi Buby est un portrait du jeune Alphonse XIII, qui avait huit ans quand Coloma écrivit ce conte pour lui après qu’il eut perdu une dent. Notez la comparaison no era… más brillante que, « n’était pas plus brillant que ».
Questions fréquentes
Est-ce difficile de lire « Ratón Pérez » en espagnol ?
Le texte est court mais écrit dans un espagnol élégant du XIXe siècle, B2–C1 par le vocabulaire, avec de longues phrases et une orthographe ancienne. Comme il ne prend qu’une demi-heure, avec la traduction au toucher il se lit confortablement dès le B2.
Quel niveau d’espagnol faut-il pour lire « Ratón Pérez » ?
B2 avec la traduction au toucher pour les mots inconnus ; B2–C1 si vous voulez lire sans rien vérifier. Si c’est trop difficile, commencez par « Edgar Poe : contes choisis », un peu plus facile.