
« La Machine à explorer le temps » (The Time Machine) en anglais : niveau, vocabulaire et comment le lire en VO
La nouvelle de H. G. Wells parue en 1895 a inventé la machine à remonter le temps telle que nous la connaissons. Elle est courte et passionnante, mais son style scientifique victorien est un vrai entraînement. Voici sa difficulté et comment la lire en VO.
- Auteur
- H. G. Wells
- Parution
- 1895
- Niveau
- B2
- Mots
- 32 686
- Chapitres
- 12
- Lecture
- ≈ 4 h
De quoi parle le livre
Un inventeur victorien, que l’on ne connaît que sous le nom de Voyageur du Temps, explique à ses invités pendant le dîner que le temps n’est qu’une quatrième dimension. Une semaine plus tard, il fait irruption dans la même salle à manger, couvert de poussière et boitant, et raconte où il est allé : en l’an 802 701.
Il y a découvert les Éloïs, petits êtres doux et enfantins vivant dans l’oisiveté parmi des palais en ruine, et les Morlocks, créatures blêmes qui vivent sous terre et ne sortent que la nuit. Quand sa machine disparaît, il doit comprendre ce monde pour rentrer chez lui. Plus tard, il voyage plus loin encore, jusqu’à une Terre mourante sous un immense soleil rouge.
Thèmes
- Les classes sociales. Les Éloïs et les Morlocks peuvent se lire comme l’avenir lointain des classes aisées et ouvrières victoriennes.
- L’évolution. Wells se demande ce que le confort et l’inégalité feraient des humains en des centaines de milliers d’années.
- Le progrès et ses risques. La technologie et une vie parfaite et facile ne rendent pas forcément les gens meilleurs.
- Le voyage dans le temps. Le livre qui a lancé un genre, toujours étonnamment frais.
Est-ce difficile de lire « La Machine à explorer le temps » en anglais ?
L’essentiel de ce livre est fait d’anglais courant. Les 2 000 mots les plus fréquents en couvrent 82,7 %, donc un apprenant qui ne connaît qu’eux rencontre environ 17 mots nouveaux sur cent. Avec 5 000 mots connus, on descend à environ 10, et avec 10 000, à environ 6.
Lire sans aide devient facile vers 98 % de mots connus (voir notre guide), ce qui place ce livre au niveau C1 par le vocabulaire. Inutile pourtant de connaître chaque mot à l’avance : avec la traduction au toucher, il convient dès le B2. Dans notre liste, il se place entre « Un chant de Noël », un peu plus facile, et « Les Aventures de Tom Sawyer », un peu plus difficile.
Ce qui est difficile : le premier chapitre est un débat scientifique sur les dimensions, le vocabulaire victorien a des sens anciens (presently signifie « bientôt », fancied signifie « s’imagina ») et les descriptions du paysage du futur sont longues. Ce qui aide : le livre est très court, environ quatre heures, l’aventure file dès que le voyage commence, et la narration à la première personne la rend proche.
Notre avis : C1 par le vocabulaire, mais court et palpitant. Dès le B2, un excellent choix avec la traduction au toucher, surtout pour les amateurs de science-fiction.
Les mots à connaître avant de commencer
Voici des mots qui reviennent sans cesse dans « La Machine à explorer le temps » mais sont rares en anglais moderne. Les connaître avant de commencer vous évite beaucoup de vérifications dans les premiers chapitres.
| Mot | Traduction | Occurrences |
|---|---|---|
| presently | bientôt, peu après | 28 |
| sphinx | sphinx | 23 |
| lever | levier | 17 |
| pedestal | piédestal | 11 |
| porcelain | porcelaine | 11 |
| camphor | camphre | 11 |
| blackness | noirceur, obscurité | 11 |
| fancied | crut, s’imagina | 9 |
| motionless | immobile | 7 |
| innumerable | innombrable | 4 |
Comment le lire en VO
- Ne bloquez pas au chapitre 1. La théorie de la quatrième dimension est la partie la plus difficile ; l’histoire elle-même est bien plus simple.
- Connaissez les sens anciens. Presently (bientôt) et fancied (s’imagina) reviennent souvent ; les traduire au sens moderne vous embrouillerait.
- Représentez-vous le monde. Wells décrit le futur en détail ; l’imaginer scène par scène aide à suivre.
- Lisez-le en deux soirées. Environ 33 000 mots : l’aller et le retour tiennent bien en deux séances.
La première phrase
The Time Traveller (for so it will be convenient to speak of him) was expounding a recondite matter to us.
H. G. Wells, The Time Machineconvenientcommodeadjectif
Touchez un mot surligné
« Le Voyageur du Temps (car c’est ainsi qu’il conviendra de l’appeler) nous exposait une question abstruse. » Le héros n’a jamais de nom, seulement un titre. Et la toute première phrase emploie un mot rare, recondite (obscur, difficile à comprendre) : un avant-goût du ton scientifique du premier chapitre.
Questions fréquentes
Est-ce difficile de lire « La Machine à explorer le temps » en anglais ?
Son vocabulaire est de niveau C1 environ, et le premier chapitre est une discussion scientifique. Mais le livre ne compte qu’environ 33 000 mots et une intrigue d’aventure rapide : avec la traduction au toucher, on l’apprécie dès le B2.
Quel niveau d’anglais faut-il pour lire « La Machine à explorer le temps » ?
Dès le B2, si vous traduisez les mots inconnus d’un toucher. Pour lire sans aucune aide, il faut environ C1. Si c’est trop difficile, commencez par « Un chant de Noël », un peu plus facile.