
« Frankenstein » en anglais : niveau, vocabulaire et comment le lire en VO
Le roman de Mary Shelley paru en 1818, souvent présenté comme le premier récit de science-fiction. C’est aussi l’un des livres les plus exigeants de cette liste. Voici sa difficulté réelle et comment l’aborder en VO.
- Autrice
- Mary Shelley
- Parution
- 1818
- Niveau
- B2–C1
- Mots
- 75 162
- Chapitres
- 24
- Lecture
- ≈ 8 h
De quoi parle le livre
Le roman s’ouvre sur les lettres de Robert Walton, un explorateur qui fait route vers le pôle Nord. Son équipage arrache à la glace un inconnu à demi gelé : Victor Frankenstein, un jeune savant genevois, qui raconte son histoire.
Obsédé par le secret de la vie, Victor assemble un homme à partir de cadavres, lui donne vie, puis s’enfuit, horrifié par son œuvre. La créature, rejetée de tous, apprend à parler et à lire en observant en cachette une famille pauvre, et finit par affronter son créateur. Au cœur du livre, la créature raconte sa propre version.
Thèmes
- La responsabilité du créateur. Victor donne la vie puis l’abandonne. Qui est le vrai monstre ?
- Ambition et science. Le rêve d’un savoir sans limites et le prix de l’aveuglement face aux conséquences.
- La solitude. Le désir de la créature de trouver une seule personne qui ne fuie pas est le cœur émotionnel du livre.
- Inné et acquis. La créature ne naît pas mauvaise ; elle devient violente après un rejet sans fin.
Est-ce difficile de lire « Frankenstein » en anglais ?
L’essentiel de ce livre est fait d’anglais courant. Les 2 000 mots les plus fréquents en couvrent 80,7 %, donc un apprenant qui ne connaît qu’eux rencontre environ 19 mots nouveaux sur cent. Avec 5 000 mots connus, on descend à environ 12, et avec 10 000, à environ 7.
Lire sans aide devient facile vers 98 % de mots connus (voir notre guide), ce qui place ce livre au niveau C1–C2 par le vocabulaire. Inutile pourtant de connaître chaque mot à l’avance : avec la traduction au toucher, il convient dès le B2–C1. Il est un peu plus difficile que « Les Aventures de Huckleberry Finn » et un peu plus facile que « Croc-Blanc ».
Pourquoi c’est l’un des livres les plus difficiles de la liste : le vocabulaire romantique des émotions (wretch, fiend, wretchedness, despondency), des formes anciennes comme beheld et quitted, des phrases longues (22 mots en moyenne) et un récit dans un récit, lui-même enchâssé dans des lettres. Ce qui aide : l’intrigue captive, les mots clés reviennent souvent, et les chapitres de la créature comptent parmi les pages les plus émouvantes de la littérature anglaise.
Notre avis : un livre de niveau B2–C1 (C1–C2 par le vocabulaire). N’en faites pas votre premier roman en anglais ; lisez-le après deux ou trois plus faciles. Avec la traduction au toucher et de la patience, c’est faisable à partir d’un bon B2.
Les mots à connaître avant de commencer
Voici des mots qui reviennent sans cesse dans « Frankenstein » mais sont rares en anglais moderne. Les connaître avant de commencer vous évite beaucoup de vérifications dans les premiers chapitres.
| Mot | Traduction | Occurrences |
|---|---|---|
| countenance | visage, physionomie | 39 |
| fiend | démon, monstre | 33 |
| beheld | vit, contempla | 31 |
| endeavoured | s’efforça | 28 |
| wretch | misérable, malheureux | 25 |
| cottagers | les habitants du chalet | 23 |
| quitted | quitta | 22 |
| labours | travaux, labeur | 17 |
| wretchedness | détresse, misère | 14 |
| hovel | masure, appentis | 14 |
Comment le lire en VO
- Repérez la structure. Les lettres de Walton ouvrent et ferment le livre, Victor raconte l’essentiel, et les chapitres 11 à 16 sont le récit de la créature.
- Apprenez tôt le vocabulaire des émotions. Wretch, misery, despair, anguish et fiend donnent le ton de tout le roman.
- Lisez par petites portions. Un chapitre compte environ 3 000 mots ; un par jour est un bon rythme pour une prose aussi dense.
- Ne sautez pas les chapitres de la créature. Même si le style semble lourd, c’est la partie dont les lecteurs se souviennent le plus.
La première phrase
You will rejoice to hear that no disaster has accompanied the commencement of an enterprise which you have regarded with such evil forebodings.
Mary Shelley, Frankensteinrejoicese réjouirverbe
Touchez un mot surligné
« Tu te réjouiras d’apprendre qu’aucun malheur n’a accompagné le début d’une entreprise que tu considérais avec de si sombres pressentiments. » Le roman ne commence ni par Victor ni par le monstre, mais par la lettre d’un explorateur à sa sœur. Comme Victor, Walton poursuit un rêve de découverte, et les deux histoires se répondent.
Questions fréquentes
Est-ce difficile de lire « Frankenstein » en anglais ?
Oui, c’est le livre le plus exigeant de notre liste. Le vocabulaire romantique, les longues phrases et la narration enchâssée demandent au moins un C1 pour une lecture confortable. Dès le B2, c’est possible avec la traduction au toucher et de la patience.
Quel niveau d’anglais faut-il pour lire « Frankenstein » ?
Dès le B2–C1, si vous traduisez les mots inconnus d’un toucher. Pour lire sans aucune aide, il faut environ C1–C2. Si c’est trop difficile, commencez par « Les Aventures de Huckleberry Finn », un peu plus facile.