
« L’Île au trésor » (La isla del tesoro) en espagnol : niveau, vocabulaire et comment le lire
Des pirates, une carte marquée d’une croix et un cuisinier unijambiste dont il faut se méfier : L’Île au trésor est l’aventure pure, et c’est ce qui rend un long livre en espagnol bien plus facile à finir. Voici la traduction de Manuel Caballero, publiée à New York dans les années 1890. Sa difficulté et comment la lire.
- Auteur
- Robert Louis Stevenson
- Traduction
- Manuel Caballero
- Niveau
- B2
- Mots
- 88 877
- Chapitres
- 34
- Lecture
- ≈ 10 h
De quoi parle le livre
Le jeune Jim Hawkins aide sa mère à tenir l’auberge de l’Amiral Benbow, où un vieux marin se cache de ses anciens compagnons. À la mort du marin, Jim trouve dans son coffre la carte du trésor du capitaine Flint. Le chevalier Trelawney achète une goélette, l’Hispaniola (La Española), et le docteur Livesey et le capitaine Smollett partent avec Jim à la recherche de l’île.
La moitié de l’équipage sont des pirates menés par le cuisinier du bord, Long John Silver, homme charmant à la béquille. Sur l’île, les honnêtes gens tiennent un vieux fortin, Jim agit seul plus d’une fois, et personne ne sait jusqu’à la fin de quel côté est Silver.
Thèmes
- Aventure et courage. Un garçon fait ses preuves parmi les hommes, parfois en leur désobéissant.
- Le bien et le mal. Silver est un méchant qu’on ne peut s’empêcher d’aimer.
- L’avidité. Tout le monde veut le trésor, peu le méritent.
- La mer. Navires, marées, mouillages et le danger d’être loin des côtes.
Est-ce difficile de lire « L’Île au trésor » en espagnol ?
Nous avons mesuré la part du livre couverte par les mots espagnols les plus fréquents (noms des personnages exclus). Si vous connaissez les 2 000 mots les plus courants, vous reconnaîtrez environ 84 % des mots du livre, soit à peu près 16 mots inconnus sur cent. Avec 5 000 mots, c’est environ 10 sur cent, et avec 10 000 mots, environ 7.
Pour lire confortablement sans aide, les chercheurs visent environ 98 % de mots connus (plus dans notre guide). Par le seul vocabulaire, c’est un livre de niveau B2–C1 ; avec la traduction au toucher pour les mots inconnus, il se lit dès le B2. Dans notre liste, il se place entre « Les Mille et Une Nuits, tome 1 », un peu plus facile, et « Le Tour du monde en quatre-vingts jours », un peu plus difficile.
Ce qui est difficile : beaucoup de vocabulaire de marine et de fortification (goleta, fondeadero, esquife, estacada, tronera), l’orthographe ancienne (á pour la préposition a, fué, nó) et les longues phrases formelles d’une traduction du XIXe siècle. Les pirates parlent rudement, avec des jurons. Ce qui aide : Jim raconte à la première personne, dans l’ordre, et l’action s’arrête rarement. Les chapitres sont courts, environ 2 500 mots.
Notre avis : B2 avec la traduction au toucher (B2–C1 par le vocabulaire). Apprenez d’abord dix mots de marine, et le reste du livre devient une aventure plutôt qu’un exercice.
Les mots à connaître avant de commencer
Ces mots reviennent souvent dans le livre mais sont bien plus rares dans l’espagnol courant d’aujourd’hui. Les apprendre à l’avance rend les premiers chapitres nettement plus faciles.
| Mot | Traduction | Occurrences |
|---|---|---|
| goleta | goélette | 66 |
| reducto | réduit, fortin | 43 |
| estacada | palissade | 34 |
| muleta | béquille | 23 |
| timonel | timonier | 19 |
| empalizada | palissade | 19 |
| fondeadero | mouillage | 14 |
| filibustero | flibustier | 13 |
| esquife | esquif | 11 |
| tronera | meurtrière | 10 |
Comment le lire en espagnol
- Apprenez d’abord les mots du bateau. Goleta, esquife, timonel, fondeadero reviennent dans chaque chapitre en mer.
- La première partie en un week-end. Les six chapitres de l’auberge sont les plus prenants et font entrer dans le livre.
- Repérez qui parle. Des chapitres 16 à 18, c’est le docteur Livesey qui raconte, puis Jim reprend.
- Lisez Silver à voix haute. Ses discours sont l’espagnol le plus coloré du livre.
La première phrase
Imposible me ha sido rehusarme á las repetidas instancias que el Caballero Trelawney, el Doctor Livesey y otros muchos señores me han hecho para que escribiese la historia circunstanciada y completa de la Isla del Tesoro.
Robert Louis Stevenson, La isla del tesororehusarmerefuserverbe
Touchez un mot surligné
« Il m’a été impossible de refuser aux instances répétées du chevalier Trelawney, du docteur Livesey et de bien d’autres messieurs d’écrire l’histoire détaillée et complète de l’Île au trésor. » Jim explique pourquoi il écrit le livre. Le traducteur transforme la première phrase simple de Stevenson en une longue phrase espagnole polie avec circunstanciada, mot typique du XIXe siècle pour « détaillée ».
Questions fréquentes
Est-ce difficile de lire « L’Île au trésor » en espagnol ?
L’espagnol courant est facile, mais les mots de marine et la traduction ancienne portent le vocabulaire au B2–C1. Le récit clair de Jim à la première personne et l’action constante aident beaucoup : avec la traduction au toucher, le livre convient dès le B2.
Quel niveau d’espagnol faut-il pour lire « L’Île au trésor » ?
B2 avec la traduction au toucher pour les mots inconnus ; B2–C1 si vous voulez lire sans rien vérifier. Si c’est trop difficile, commencez par « Les Mille et Une Nuits, tome 1 », un peu plus facile.